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En librairie le 31 Janvier 2017
ISBN
2-87623-662-2
Format
150x240
Page
344p.
Prix
23 €
Histoire

Camarade Baron
Un voyage dans le monde englouti de l’aristocratie de Transylvanie

Jaap Scholten

Publié avec l’aide de la Dutch Foundation for Literature
Dans les États satellites de l’Union Soviétique, l’aristocrate était le prototype de l’ennemi de classe, le premier de ceux qu’il fallait expulser de la scène. Le 3 mars 1949, presque tous les aristocrates hongrois de Transylvanie furent tirés de leurs lits, embarqués dans des camions et déportés. Leurs terres et tous leurs biens furent confisqués. Ils furent désignés comme des gens à rééduquer, astreints à vivre le reste de leurs vies comme des parias.
Le secrétaire général du Parti des Travailleurs Roumains, Gheorghiu-Dej, ne laissa guère de doute sur le traitement jugé nécessaire de ceux qui avaient tenté de s’opposer à l’expropriation des terres. « Ces gens ne méritent-ils pas qu’on leur brise l’échine et la nuque pour avoir perpétré des actes contre-révolutionnaires ? Ils méritent une raclée. N’ayez aucune pitié pour eux, parce qu’ils n’en ont pas pour notre régime. »
Même dans les premières années de la Guerre Froide, le sociologue David Riesman estimait que les États totalitaires seraient incapables de détruire psychologiquement des gens et de les « rééduquer ». Les témoins des déportations aux premières heures du 3 mars 1949 et les histoires des aristocrates stigmatisés confirment qu’il avait raison et démontrent combien robustes sont les familles, les traditions et les mœurs.
L’héritage de quatre décennies de communisme se révèle aussi bien tenace. Par peur des conséquences, certains de ceux que j’ai interviewés m’ont prié de ne pas publier ce livre en roumain ni en hongrois. Il a donc été d’abord publié en anglais – par un éditeur de Budapest. Traduit de l’anglais par Gerald Messadié.