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ISBN
2-87623-525-0
Format
100 x 180
Page
128p.
Prix
9 €
Je me souviens

La Marseillaise du général Giap

Claude Blanchemaison

Hanoï, 14 juillet 1989, 6 h. du soir. Alors que l’on célèbre le bicentenaire de la Révolution française, le redoutable général Giap, vainqueur de Diên Biên Phu, se rend pour la première fois de sa vie à l’ambassade de France. À dix mille kilomètres de Paris, dans la capitale d’un pays épuisé par tant d’années de guerre, on joue des airs français sous les guirlandes et les lampions pour le plus grand plaisir des vieux francophones. Au moment où retentit La Marseillaise, Giap se met à fredonner le refrain : « Aux armes, Citoyens ! »
Il tient ensuite un discours politique : le Vietnam s’ouvre aux investissements étrangers et il faut que les Français se montrent plus entreprenants, sans attendre la levée de l’embargo américain. Il ne précise, évidemment pas, que les relations avec Pékin ne sont toujours pas normalisées et, encore moins, que l’aide du bloc soviétique est en chute libre. De fait, les coopérations vont se multiplier au cours des années suivantes, y compris dans le domaine cinématographique : Diên Biên Phu, Indochine ou L’Amant. Et François Mitterrand, premier chef d’État occidental à se rendre à Hanoï, y rencontre le général Giap au début de
l’année 1993.

Claude Blanchemaison a été ambassadeur de France au Vietnam pendant quatre ans, de 1989 à 1993, puis en Inde, en Russie et en Espagne.