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En librairie le 2 Octobre 2017
ISBN
2-87623-678-3
Format
150x210
Page
p.
Prix
25 €
Musique

Dialogues entre sons et paroles (CD-ROM)

Paul Méfano & Renaud François

Les deux auteurs des paragraphes à venir sont d’illustres compositeurs de musique savante« contemporaine » qui sont également chef d’orchestre. Si l’un – Méfano – « esprit summumscibile », se comporte à ses heures inspirées en poète, le second – François – revêt par ailleurs les habits professionnels de flûtiste. De nature et de par-cours différents, ces créateurs complices (qui se respectent et s’estiment – ils arborent un demi-siècle d’amitié) ont visiblement pris un malin plaisir à philosopher de bon coeur, comme on le faisait jadis, débonnairement entre honnêtes gens, au siècle des Lumières. Elève de Milhaud, Messiaen, Boulez, Stockhausen et Pousseur (de grandes figures européennes de la modernité, voire de l’avant-garde), Paul Méfano (né en 1937) a été rapidement repéré comme étant « non conformiste » pour les uns, « ra-dical » pour les autres. Messiaen le qualifiait pour sa part de « révolté bouillant et puissant, une sorte de Berlioz du xxe siècle » ! Quant au critique musical Claude Ros-tand, il avait noté au tout début des Seventies que le catalogue méfanien présentait « les oeuvres d’un visionnaire qui sait maîtriser ses délires ». Plus tard, le musicologue Harry Halbreich a parlé d’« oeuvres dures, dépouillées, concentrées sur l’essentiel ».
Ayant joué notamment dans les ensembles français du « Domaine Musical » de Boulez, « Musique Vivante » de Masson, « 2e2m » de Méfano, « Contrastes » fondé par lui-même… Renaud François (né en 1943) a donné moult opus en création, oeuvres signées par les mains expertes d’Alsina, Aperghis, Berio, Boucourechliev, Decoust, Donatoni, Kagel, Koering… Méfano dit avoir admiré chez son assistant « la finesse d’oreille, la science des couleurs, la fraîcheur sensuelle qui émane d’originales alliances de timbres, et là réside son secret. Il révèle en lui un grand et merveilleux coloriste de la transparence et surtout le bonheur derendre vrai ce qu’il touche, ce qui est digne d’intérêt… ». Que ce soit dans les pièces de musique de chambre ou dans les partitions pour orchestre, la notion de couleur sonore chez François, parfois issue de procédés avancés (battements, multiphoniques, microintervalles…), a toujours été remarquée par les musicologues.